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L’innovation et le transfert technologique : les 10 ingrédients nécessaires pour le succès

Posted on 2014/10/09 in Business, Entrepreneurship, Innovation, Technology Transfer & Commercialization

ingredientsEn innovation, nous voulons toujours trouver des moyens d’être plus efficace dans notre travail, comme en déterminant les bonnes sources d’innovation (tel que le chercheur au niveau universitaire), en ayant les outils nécessaires pour le travail ou en étant capable de comprendre le risque pour aller chercher le financement requis pour amener les innovations sur le marché.

Ceci étant dit, les améliorations dans le transfert technologique sont souvent axées sur des questions techniques le long de la chaine procédurale. Qu’en sont alors des éléments stratégiques nécessaires pour avoir un transfert technologique efficace? Il faut comprendre que les activités de valorisation ne se font pas dans une bulle, soit seulement au sein d’un institut ou d’une organisation, mais elles se font dans le cadre de la région où se situe l’institut ou l’organisation en question.

Le Dr Martin Hinoul, l’architecte du modèle de valorisation de KU Leuven, a déterminé 10 ingrédients nécessaires, dans la région où sont entreprises des activités de valorisation, pour assurer un transfert technologique réussi. Pourquoi les définir comme des ingrédients? L’analogie est celle d’un chef de renommée qui est capable de prendre des ingrédients de base et d’en faire un plat fabuleux. Les 10 ingrédients nécessaires sont :

  • Centres du savoir
  • Entrepreneurs & modèles à émuler
  • Argent
  • Marchés des capitaux
  • Infrastructure
  • Politique de pôles (industriels/innovation)
  • Présence d’entreprises internationales
  • Réseaux
  • Gouvernement
  • Qualité de vie

Une liste facile à suivre, mais qu’est-ce que chaque ingrédient fait dans le plat d’une valorisation réussie? Il faut avoir des centres du savoir (tel que les universités) pour être une force en recherche, ainsi être une des sources d’innovation, et une source d’expertise. Ceci nécessite de l’argent pour avoir un rendement et une qualité de haut calibre. Il faut avoir des entrepreneurs et des modèles à émuler pour pousser les technologies plus loin et accès aux marchés des capitaux pour permettre le développement et la croissance de celles-ci. Pour faciliter toutes ces activités de recherche et de développement, il faut avoir une infrastructure pour les soutenir (tel que les incubateurs d’entreprises) et une politique des pôles pour promouvoir et valoriser l’expertise dans des domaines particuliers. La présence d’entreprises internationales permet un accès à des marchés étrangers et nous amène à avoir une vision mondiale dans la valorisation de nos technologies. Il faut avoir des réseaux (tel que BioTech Annecto dans le cadre du réseautage en biotechnologie) pour permettre l’échange d’informations et d’idées dans un domaine ou une région, ce qui crée de nouvelles opportunités. Le gouvernement (quel que soit le niveau) doit comprendre l’importance de l’innovation et du transfert technologique, pour mettre en place des politiques qui en facilitent les activités. Finalement, il faut assurer une bonne qualité de vie pour les gens qui ouvrent non seulement dans les différentes activités de valorisation, mais aussi pour ceux qui vont travailler dans le cadre des activités économiques qui en découlent (tel que les nouvelles compagnies créées).

Maintenant, les différentes régions qui entreprennent des activités de valorisation vont avoir ces ingrédients en quantité variable et de qualité différente. Il faut alors faire le bilan des forces et faiblesses pour savoir comment mieux améliorer et utiliser ces ingrédients, en jouant sur ses atouts et en mitigeant ses lacunes.

Cependant, il n’est pas seulement question d’avoir ces 10 ingrédients pour réussir, il faut qu’ils soient mis à l’œuvre de façon coordonnée, dans le but assurer une valorisation efficace et soutenue des innovations qui sont issues des différents joueurs de la région.

En faisant ceci, nous assurons un développement économique régional diversifié et continu, au profit de tous les citoyens présents.

– Cliff Pavlovic
@cliffpavlovic

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L’innovation et le transfert technologique : comment voir le risque

Posted on 2014/10/07 in Business, Innovation, Research, Science & Technology, Technology Transfer & Commercialization

futureviewEn innovation, nous nous posons la question sur la valeur d’une technologie, pour en déterminer le rendement, ainsi le retour sur tout investissement nécessaire. Nous voulons le meilleur retour, mais souvent cette analyse n’est pas cadrée correctement, donnant des attentes qui ne sont pas réalistes. Un exemple de ceci est le fait que dans des parties du monde il y a des succès immenses (comme Silicon Valley avec eBay, Facebook et Google), mais pas, de façon comparative, dans d’autres.

Durant ce processus, il faut tenir compte d’un facteur important : le risque. Ce risque doit toujours être évalué et son effet sur le rendement déterminé. Effectivement, si le risque est plus grand, le retour sur l’investissement est potentiellement plus grand. De même, si le risque est très petit, le retour va probablement être petit. En sachant ceci, il faut déterminer le niveau de confort avec le risque : avoir un grand retour est possible si la tolérance de risque est grande.

Dans les endroits comme Silicon Valley, où une culture entrepreneuriale est implantée, il semble avoir une tolérance plus élevée du risque qui permet, en partie, des retours impressionnants. Cependant, tout le monde ne peut pas être comme ceci. Alors, comment permettre des retombés plus importants? Il y a des moyens de mitiger le risque, dans le but avoir un grand rendement, tel qu’en le distribuant : plus d’investisseurs qui mettent des sommes modiques dans un projet assurent que le risque est distribué sur un plus grand nombre. Ceci permet le développement du projet, ainsi que les retombées possibles, tout en minimisant l’impact négatif d’une perte.

Mais comment visualiser ceci dans un exemple plus pratique? Patrick Roy, Wayne Gretzky, Sidney Crosby, Mario Lemieux : des étoiles et légendes du hockey qui ont remporté des trophées, divers prix, la Coupe Stanley à plusieurs reprises pour leurs équipes et même des médailles d’or pour le Canada. Comment fut-ce possible? Un investissement de temps et d’argent par des milliers de familles à travers le pays, fournissant ainsi de milliers de joueurs nécessaires pour développer le talent à travers les différents niveaux de hockey junior, année après année. En fin de compte, ceci donne la chance de produire un certain nombre de joueurs d’impact au niveau professionnel. Et un exemple de retour sur cet investissement? Gagner la médaille d’or olympique (hiver 2010) au hockey masculin… en prolongation.

– Cliff Pavlovic
@cliffpavlovic

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L’innovation et le transfert technologique : le point de départ, le chercheur

Posted on 2014/09/04 in Business, Innovation, Research, Science & Technology, Technology Transfer & Commercialization

Scientific ResearcherLe point de départ de toutes innovations universitaires est le chercheur. En ce qui concerne l’aspect technique de l’innovation, le chercheur est la personne à consulter. Savoir ceci est important, car cela signifie qu’ils doivent être des partenaires dans tout effort pour valoriser l’innovation.

Cela semble simple, mais ne l’est pas. Un professionnel de transfert technologique a besoin de travailler en collaboration avec le chercheur pour une commercialisation réussie. Cela implique de travailler ensemble, en tant que partenaires, et d’avoir de bonnes voies de communication. Certains chercheurs ont plus d’aptitude en ce qui concerne le développement des innovations et d’autres moins, mais l’expertise technique qu’ils fournissent ne doit jamais être oubliée. Avoir une bonne communication vous permet également de savoir quelles sont leurs préoccupations et vous aide à planifier une stratégie plus efficace (par exemple, savoir quand un chercheur veut présenter les résultats lors d’un congrès est important dans la planification d’une stratégie de protection de propriété intellectuelle).

En plus d’avoir une bonne relation de travail avec le chercheur, le professionnel de transfert technologique devrait travailler avec ceux qui veulent réellement participer à la valorisation commerciale de leurs innovations. Une erreur qui est faite est d’essayer d’obtenir des innovations de chercheurs qui ne veulent pas faire partie du processus. Il est important d’informer tous les chercheurs de la possibilité de valoriser leurs innovations, mais de seulement travailler avec ceux qui ont intérêt à le faire. Cela favorise une meilleure utilisation du temps et de l’effort d’un professionnel de transfert technologique et veille à ce que le chercheur soit un partenaire actif et sérieux dans le processus.

Tout cela fait que vous avez une bonne relation de travail avec les chercheurs qui veulent faire partie du processus de transfert technologique. Le processus devient alors une expérience plus productive et positive, permettant aux chercheurs de promouvoir cette expérience à leurs collègues. Ceci faisant, les chances augmentent que d’autres chercheurs voudront alors faire de la valorisation de leurs innovations.

– Cliff Pavlovic
@cliffpavlovic

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L’innovation et le transfert technologique : des coups de pouce au processus

Posted on 2014/08/27 in Business, Canada, Innovation, Science & Technology, Technology Transfer & Commercialization

Tech Transfer - Starting with an ideaLe transfert technologique est un élément clé pour une économie qui veut profiter de l’argent investi dans la recherche et le développement, un investissement qui permet un essor de l’innovation. Le Québec et le reste du Canada sont forts au niveau de la recherche universitaire et du développement qui en découle, mais il y a tout le temps moyen d’améliorer les chances pour avoir la juste valeur pour les innovations qui en découlent.

Une implication de la source des innovations, les chercheurs, est importante.

Toute innovation universitaire vient du chercheur. C’est la source des innovations et la personne qui comprend le mieux la science derrière. Il faut aussi comprendre que le chercheur est intéressé par la science en premier.

Pour ce faire, il faut s’assurer qu’une structure est en place pour permettre aux chercheurs dans les départements à collaborer entre eux, au profit de la science, et de générer des revenus, soit par la valorisation des innovations ou le nouveau contrat de travail. Certaines universités ont des structures divisionnaires mises en place (codifié ou non, tel que la KULeuven ou l’Université de Montréal), permettant le réinvestissement des redevances, issues des innovations commercialisées, dans d’autres projets de recherche. Les laboratoires qui réinvestissent le font non seulement dans la recherche appliquée, mais aussi dans la recherche fondamentale, car la recherche fondamentale d’aujourd’hui pourrait être la source de recherche appliquée dans le futur. Cela permet aux laboratoires de compléter le financement public avec des revenus supplémentaires.

Il est important de noter que les chercheurs doivent toujours être libres de mener leurs recherches comme ils le veulent, donc respecter l’indépendance scientifique, et qu’ils peuvent toujours compter sur les subventions gouvernementales (au complet ou en partie) pour poursuivre leur travail.

S’assurer que les professionnels de la valorisation ont les outils nécessaires.

Pour les professionnels de la valorisation, il est important qu’ils aient les outils dont ils ont besoin pour protéger et commercialiser les innovations qui sortent des universités. Un aspect important de leur travail est la protection de la propriété intellectuelle (PI). Cela nécessite des ressources financières et il est essentiel que ce travail ne repose pas uniquement sur les délais de financement externes (tel que les subventions gouvernementales) ou être limité par la situation financière du chercheur (par le manque de fonds de celui-ci). Un moyen de résoudre ceci serait la création d’un fonds de brevet, ce qui a été fait dans des universités comme la KULeuven en Belgique. Ceci donne aux professionnels de valorisation la flexibilité et la vitesse nécessaires pour protéger de façon efficace la PI.

Avoir une source de financement initiale, à porter de la main, est utile pour des spin-offs.

La création d’une spin-off, basée sur des technologies développées par des chercheurs universitaires, nécessite un financement de démarrage initial. Cette étape peut se révéler difficile, surtout lorsque la situation économique n’est pas optimale. Une façon de contourner ceci est d’avoir un fonds de capital de risque interne (ce qui a été fait dans des endroits comme KULeuven), où l’université en question et les partenaires financiers, comme les banques, participent en tant que partenaires. Il y a deux avantages à avoir un tel fonds: 1) le développement de l’expertise et 2) le développement d’un réseau financier. Cela permet le début d’une relation plus étroite avec le secteur de la finance, qui à son tour amène une meilleure compréhension de l’institution académique pour ce qui est nécessaire, dans la préparation et l’information, lors d’une demande de financement. En retour, les partenaires financiers sont en mesure d’observer à quel point l’institution est sérieuse d’assurer la valorisation réussite des ses technologies. Par ailleurs, ayant une relation avec des partenaires financiers du fonds permet un accès facilité à du financement externe, en raison de la crédibilité conférée par une relation préexistante avec le secteur financier.

Une approche multidirectionnelle

La combinaison d’implication des chercheurs universitaires, d’une protection de PI plus facile et un fonds de capital de risque permettant l’amorçage initial d’une spin-off universitaire prévoit une approche où les sources d’innovation, ainsi que les professionnels qui les valorisent, sont donnés les outils et l’environnement nécessaires pour parvenir à des résultats de transfert de technologie encore plus réussis.

– Cliff Pavlovic
@cliffpavlovic

Article basé sur le rapport (en anglais) « Univalor & LRD: A brief comparative study of technology transfer units »  : http://www.scribd.com/doc/130445249/Cliff-Pavlovic-Tech-Transfer-Report-CAN-BE-Nov-2010

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